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Une invention nommée Jésus?

06 Juil

Voici une recension courte du livre auquel j’ai consacré une réfutation complète disponible dans cette section du site: Une invention nommée Jésus. Les références du livre s’y trouvent également.

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Le mérite de ce livre est de ne pas avoir fait l’impasse sur quelques grands noms de la recherche universitaire (francophone et ce qui a été traduit en français). On voit que l’auteur a tenté de diversifier ses sources de référence. Par contre, la manière dont il les exploite ne manque pas de soulever quelques objections. Précisons que M. Bourgeois n’a aucune formation ni grade académique quelconque en matière d’exégèse du Nouveau Testament. Tout au long de son livre j’ai trouvé des raisonnements hâtifs, une méthodologie douteuse, sans compter le mépris plus ou moins larvé qu’il voue aux spécialistes.

Méthodologie douteuse

Un exemple: Il consiste à juger un récit évangélique en deux temps: premier temps: appréciation du récit sans tenir compte de sa nature et de sa portée; second temps: explication de la nature du récit (symbolique, théologique, etc.). Or, d’après moi, il est d’abord nécessaire de déterminer la nature d’un récit avant d’émettre un jugement, une appréciation, voire remettre en cause son historicité.

Pour tenter de faire comprendre ce qui vient d’être dit, je vais m’aider d’une analogie. Cela consisterait à dire que (premier temps:), historiquement, l’histoire du Petit Chaperon rouge (version Grimm, 1857) est invraisemblable, puisqu’une petite fille et une grand-mère ne peuvent pas survivre après avoir été dévorées par un loup. (second temps:) Cette histoire est un conte populaire et ne décrit pas des faits historiques. Voilà où s’arrête l’analyse de M. Bourgeois. Mais moi je lui dis que, à partir du moment où l’on sait qu’il s’agit d’un conte populaire, il n’est plus légitime de maintenir l’accusation d’invraisemblance de départ. D’autres contes pourraient servir d’exemple: des cochons qui parlent? Invraisemblable! Des cochons qui parlent et qui construisent des petites maisons de brique? Mais c’est parfaitement impossible! Donc ces récits sont incroyables, invraisemblables, etc. Bien sûr, ce sont des contes, mais ils sont quand même historiquement invraisemblables… M. Bourgeois maintient les deux. C’est de cette manière qu’il traite les sources évangéliques. Je ne lui reproche pas de dire que tel récit n’est pas historique, mais de porter sur lui un jugement qui ne correspond pas à la nature de ce récit et aux intentions de l’évangéliste.

Un exemple paradigmatique est repérable dans l’étoile qui guide les mages jusqu’à Jésus. M. Bourgeois écrit qu’il « suffit d’avoir observé une fois le ciel nocturne pour savoir qu’on ne peut pas trouver un enfant parce qu’une étoile est au-dessus de lui » (p. 24). C’est la seule explication que donne M. Bourgeois censée montrer que cette histoire est « incroyable ». Cette histoire serait effectivement incroyable si l’intention de Matthieu était de décrire des faits historiques au jour le jour et de se lancer dans des considérations astronomiques. Or, l’analyse de ces récits montre de toutes autres préoccupations mettant en oeuvre un symbolisme très accentué. Sachant donc cela, il n’est plus du tout justifié d’affirmer que c’est une histoire « incroyable », pas plus qu’il ne l’est de s’offusquer de « petits cochons » qui chantent et dansent tout en sachant qu’il s’agit d’un conte.

Un autre exemple de méthodologie douteuse est à relever quand, à propos des évangiles, M. Bourgeois parle d' »anomalies » qui montrent un « mépris pour l’exactitude des faits » et la « désinvolture avec laquelle est traitée la vraisemblance de l’histoire » (p. 27). Le vocabulaire dépréciateur de M. Bourgeois (« mépris », « désinvolture »), qui n’a rien de scientifique, sous-entend d’après moi que les évangélistes auraient dû, dans leurs évangiles, rapporter l’exactitude des faits, et que, s’ils ne l’ont pas fait, c’est qu’ils la « méprisent ». L’exactitude des faits, comme nous l’entendons aujourd’hui en histoire, n’est pas celle que l’on serait en droit d’attendre d’un historien de l’Antiquité, a fortiori quand il s’agit des évangiles qui n’ont pas pour préoccupation première de publier une œuvre historiographique. Les chercheurs savent effectivement, que ceux-ci soient chrétiens ou non, que les évangiles ne sont pas des reportages ni des compte-rendus journalistiques, et qu’il est donc vain de s’attendre à y trouver cette « exactitude des faits » dont parle M. Bourgeois. Cela vaut aussi pour « la vraisemblance de l’histoire », notion toute subjective qui exprime des préoccupations occidentales modernes. M. Bourgeois ne peut négliger le fait que les évangélistes ne partagent pas le même bagage religieux et culturel que lui, que les procédés et les présupposés qui sous-tendent leurs récits ne répondent pas aux critères historiographiques modernes.

Raisonnements hâtifs et simplistes

D’après les spécialistes, l’origine du christianisme est inconcevable sans la personne historique et l’impulsion réelle de Jésus de Nazareth. M. Bourgeois pose alors la question: « L’existence de Jésus est-elle une condition nécessaire à la naissance du christianisme? » (p. 132) En réalité, dans la suite de son exposé, l’auteur ne répond pas à cette question, mais à la question suivante: Comment faire pour que l’existence de Jésus ne soit pas une condition nécessaire à la naissance du christianisme? Et je ne puis que m’étonner de la facilité et du simplisme de la réponse apportée. Alors que M. Bourgeois s’est largement servi du Nouveau Testament pour nous montrer ses incohérences et invraisemblances, il ne lui est désormais plus d’aucune utilité. Fatalement, puisqu’il avait déclaré que la documentation chrétienne est d’une « qualité » « pire que mauvaise » (p. 131), « déplorable » (p. 134). Donc, il estime pouvoir s’en passer pour lui substituer un scénario selon lequel (je paraphrase les p. 132-133), à un moment donné, des chrétiens encore juifs se sont mis à produire des textes sacrés, parce que c’était courant à l’époque, et que, comme M. Bourgeois l’a souvent répété, ils avaient de bonnes raisons de le faire. Ainsi, ces chrétiens, poussés par la souffrance d’être dominés et humiliés par une puissance étrangère (Rome), assoiffés d’espérance et de salut, se sont mis à écrire la vie du Messie qui devait souffrir parce que, en plus, les sacrifices de l’Ancien Testament ne suffisaient pas à effacer le péché. Contrairement aux Juifs, ces chrétiens croyaient que le Messie était venu. Et M. Bourgeois poursuit: « Pour écrire sur le Messie, les Chrétiens n’avaient pas besoin de l’avoir rencontré » (p. 132). C’est ainsi que les chrétiens fondèrent une secte… Voilà pour les débuts du christianisme. Pas la peine d’aller plus loin. L’auteur conclut: « La naissance et la diffusion du christianisme s’expliquent de la même façon que Jésus ait existé ou non. » (p. 133).

Entre-temps, M. Bourgeois a manqué de nous expliquer comment il se fait que le Messie auquel ces juifs chrétiens espéraient et vouaient leur salut, à part être caractérisé par sa souffrance, devait surtout n’être qu’un Messie imaginaire, inventé, que l’on prétendait pourtant être venu mais qui n’a en fait jamais existé… N’est-ce pas un peu léger comme explication? Ensuite, comment se fait-il qu’il y ait eu une telle diversité dans le christianisme primitif et dans les sources chrétiennes, de sorte qu’il soit pratiquement impossible de généraliser (alors qu’il y a plusieurs tendances) comme l’auteur le fait, diversité, mais aussi écart dans le temps et dans l’espace. Comment ces multiples foyers ont-ils pu tous se mettre d’accord (en manifestant pourtant des points de désaccord!) pour inventer ce Jésus? Quand? Qui? Quoi? Comment? Où? M. Bourgeois ne répond pas à ces questions, elles ne semblent même pas lui effleurer l’esprit. Il brosse une explication en raccourci, comprimée, ramassée, d’aussi loin qu’il est possible de le faire pour gommer toute aspérité et ne laisser voir que les vagues contours de ce qui ne ressemble plus à rien. C’est comme regarder un tableau du Caravage à travers un rideau de vapeur: le tableau est là, on se fait une idée des ombres et des couleurs, mais on n’y voit rien.

Sur le mépris des spécialistes

♦ 4e de couverture: les chercheurs sont des « sommités bardées de doctorats […] qui estiment avoir une démarche scientifique »; « certains spécialistes du Jésus historique […] se permettent de raconter n’importe quoi ». À lire le livre de M. Bourgeois, ce n’est pas seulement « certains » spécialistes, mais pratiquement tous.

♦ p. 7: « les spécialistes [en général], sous couvert de science et d’histoire, font de la religion et de la désinformation. » Ces « chercheurs chrétiens réputés [appartiennent] au courant de pensée approuvé par le Vatican » qui « leur interdit de dire autre chose » (p. 8) que ce qui répond à ses intérêts. Il est clair qu’ici le travail des spécialistes est dénigré et leur intégrité intellectuelle mise en cause. Ces spécialistes seraient limités par et soumis à un prétendu courant de pensée approuvé par le Vatican. Logiquement, puisque l’évolutionnisme est approuvé par le Vatican, les biologistes et les paléontologues appartiennent au « courant de pensée approuvé par le Vatican »…

♦ p. 116: les « chercheurs » [en général] sont soumis « aux intérêts de la foi ou aux directives du Vatican ». Les « spécialistes » [en général] font « plus ou moins consciemment […] œuvre d’obéissance et non de science », ils produisent « de l’orthodoxie plus que de la connaissance ». M. Bourgeois indique que l’éminent John Paul Meier est le spécialiste qu’il citera le plus (dans la 4e partie). Ce que je trouve étonnant, c’est que malgré les plus de 3000 pages de l’œuvre de Meier sur Jésus, M. Bourgeois ne donne pas un seul exemple concluant de cette si évidente emprise du Vatican.

♦ p. 121: « [Jacques] Duquesne s’imaginait sans doute que les spécialistes [en général!] sont des scientifiques qui échangent sereinement leurs arguments dans le but de les confronter de façon objective… »

♦ p. 122: « […] la recherche [en général!] sur le Jésus historique est encore largement tributaire de la religion. »

♦ Quand un spécialiste affirme que Jésus a existé et qu’il n’y a aucun doute là-dessus, c’est un « argument d’autorité » (p. 126) et ce spécialiste est un « menteur » (p. 159); par contre, quand un spécialiste, en l’occurrence Rudolf Bultmann, écrit que « nous ne pouvons pratiquement rien savoir de la vie et de la personnalité de Jésus » (cité d’après le blog de l’auteur), M. Bourgeois ne songe pas à voir dans cette déclaration un argument d’autorité, et Bultmann se voit gratifié d’éloges: il « n’est pas le premier mécréant venu mais [un] illustre théologien allemand, sans doute le plus éminent spécialiste de son temps des études sur Jésus » (blog de l’auteur). Deux poids deux mesures!

Bref, je me demande comment il est possible après tous ces reproches abusifs et pour le moins infondés, de soutenir que les « spécialistes ont produit sur les écrits chrétiens des travaux admirables d’érudition et d’intelligence » p.7). Bien sûr, il peut me rétorquer qu’il parle des travaux sur les « écrits chrétiens », pas de ceux qui sont consacrés à Jésus. Mais alors je réponds: comment un spécialiste peut-il se soumettre au Vatican et être au service de la foi quand il publie sur Jésus et ne pas l’être quand il publie sur les « écrits chrétiens »? D’autant plus que les travaux sur Jésus sont forcément menés dans le prolongement des travaux sur les « écrits chrétiens », puisque les deux sont organiquement liés. Bref. L’auteur entretient l’idée fausse d’une recherche universitaire soumise et aux ordres du Vatican, chose pour le moins absurde quand on connaît l’histoire de l’exégèse depuis le XIXe siècle où l’on constate très facilement que c’est le « Vatican » qui a dû se mettre à jour vis-à-vis des avancées de l’exégèse et non l’inverse.

M. Bourgeois crée plus de problèmes qu’il n’en résout

Si M. Bourgeois traite les sources du christianisme comme un roman historique, la question posée est celle de la nature de ses acteurs et de son inscription dans l’histoire. De nouveau, des problèmes s’imposent immédiatement. Ils se résument tous dans le fait que, comme en témoigne déjà le Nouveau Testament, il existe indéniablement un enracinement dans l’histoire, quelque chose qui se passe hors des textes et dont ceux-ci témoignent plus ou moins indirectement. M. Bourgeois néglige le fait que, ce que les témoins, apôtres et communautés des premiers temps écrivent, ils ne font pas que l’écrire mais ils le vivent! Il existe des rapports entre des acteurs réels, qu’ils soient conflictuels ou consensuels. C’est ce dont témoignent p. ex. les épîtres de Paul. L’existence même du genre épistolaire ou de simples lettres suppose un destinateur et un destinataire (réels!), en l’occurrence un Paul missionnaire et telle communauté réceptrice. Il y a des groupes chrétiens, il y a différentes communautés, il y a des rapports qui se sont tissés et qui existent. Cette réalité hors texte mais dont les textes témoignent plonge jusque dans les années 30 et met à mal la thèse de M. Bourgeois. On peut prendre un exemple plus précis. Après avoir déclaré que Jésus n’est qu’une invention, M. Bourgeois pourrait (ou devrait!) en dire autant de Pierre (ou Képhas) et de Jacques le « frère du Seigneur ». Cependant, il y a le témoignage de Paul, qui prétend dans son épître aux Galates les avoir rencontrés tous les deux. Ce qui est éminemment gênant pour M. Bourgeois, puisqu’ils ont eu un rapport direct avec Jésus de Nazareth: le premier parce qu’il fut son disciple ; le second parce qu’il est son frère. Or, Paul n’a jamais mis cela en doute, bien qu’il soit en position d’infériorité et obligé de défendre son apostolat face aux premiers apôtres ayant vécu auprès de Jésus (ce qui n’est pas le cas de Paul). Qu’y a-t-il alors d’étonnant à ce que M. Bourgeois veuille se débarrasser de Paul? Il écrit à la note 24 de son livre (p. 22): « Son existence est aussi douteuse que celle de Jésus. » C’est aussi simple que ça. Il renvoie à quelques arguments peu convaincants à mes yeux à la p. 131. Bref. Posons-nous quelques questions:

♦ Quel sens peuvent avoir la première prédication chrétienne, la démarche missionnaire et l’annonce du salut si elles sont toutes liées à une invention littéraire?

♦ Quel sens y a-t-il à parler d’accomplissement des Écritures et des promesses divines si celui qui les accomplit n’est qu’une invention littéraire?

♦ Dans quel sens les évangélistes entendent-ils susciter la foi à leurs auditeurs/lecteurs et de quelle sorte de foi parle-t-on quand celle-ci est à placer dans une invention littéraire?

♦ Le Messie attendu de l’espérance juive peut-il n’être qu’une création littéraire? Les premiers chrétiens croyaient-ils en un Dieu de papier qui leur enverrait un Messie de papier? Comment expliquer qu’un être humain ait été reconnu et confessé comme le Christ? Reconnaît-on, confesse-t-on et croit-on en une invention délibérée? M. Bourgeois ne s’interroge jamais sur la cohérence globale de sa thèse en relation avec les nombreuses questions qu’elle ne manque pas de susciter.

♦ La notion d’accomplissement des Écritures telle qu’elle est conçue par M. Bourgeois est beaucoup trop étroite. Il se limite à dire que les auteurs évangéliques ont collecté des passages de l’Ancien Testament pour créer la « biographie de Jésus », et voilà donc en somme comment Jésus accomplit les Écritures. Le Nouveau Testament est pour M. Bourgeois une affaire purement littéraire. Il n’y a ni temporalité réelle ni épaisseur historique. Tout est ramené à une surface plane, tout part du texte et tout y retourne. Or, le problème, c’est que les écrits du Nouveau Testament renvoient sans cesse à un hors texte sans lequel ils n’auraient tout simplement aucun sens (voir les remarques précédentes): l’apôtre (apostolos = envoyé) ne serait plus l’envoyé de personne; le témoin (martus) ne serait plus le témoin de personne. Il faudrait aussi croire que: l’espérance juive se trouve comblée par un Christ de papier; que les temps s’accomplissent dans des textes et que les jours les derniers dont parle le Nouveau Testament sont inaugurés par des textes. Comment expliquer les Paul et les Pierre partis prêcher la Bonne nouvelle du salut de Dieu!? Tout cela n’a aucun sens. Pour soutenir sa thèse M. Bourgeois est obligé de rendre ses sources absurdes, incompréhensibles, de les conformer, en quelque sorte, à ce qu’il veut soutenir.

Comment M. Bourgeois explique-t-il et interprète-t-il ces données du Nouveau Testament? Malheureusement, ce n’est pas en consultant son livre qu’on le saura.

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15 réponses à “Une invention nommée Jésus?

  1. Ahmed Esmer

    29 octobre 2010 at 01:18

    Salut.

    Je pense qu’il est raisonnable d’affirmer que Jésus a vraiment existé. La thèse mythiste est plutôt le résultat d’une approche hyper-critique qui fait comme cela se passe souvent chez les humains un amalgame avec un senembles d’informations, qu’elle synthétise ensuite sautant sur les détails.

    En fait, il semble clair que les évangiles (apocryphes ou non) ne sont pas des manuels d’histoire. Leur but n’était pas de prouver que Jésus a existé et de donner des éléments pour tenter de prouver cela. Certes, il y a certains éléments littéraires qui semblent s’apparenter à ce style biblique de donner une généalogie, une date de naissance ou quelques éléments clés, voire d’affirmer avoir été en contact avec des témoins directs… Mais l’Evangile est avant tout un Livre qui doit sauver par le Christ, cette humanité qui a perdu son Berger.

    Que Jésus ait existé, il y a de nombreux éléments qui semblent nous permettre de le soutenir dans les évangiles mêmes. En effet, dans le type d’enseignements de Jésus tel que nous l’ont transmises les anciens, nous retrouvons (à la lumière d’écrits remontant à l’époque de Jésus en PAlestine) des parralélismes très forts avec les soucis, les espoirs, les craintes et les mode de fonctionnements sémantico-cognitives typiques qui ne se sont pas perpétués très longtemps après la chute du Temple.

    Je pense ainsi à l’usage des termes fils de lumière, la gnose, les nombreuses allusions à l’agriculture typique de plusieurs sectes apparentées au esséniens, de l’époque de Jésus. Ceux-ci, comme Jésus, critiquaient ouvertement le Temple, ainsi que les Pharisiens, et autres sectes de son époque. Ils attendaient un Messie imminent et s’appliquaient méticuleusement à l’observation de la loi au iota.

    D’un autre côté, on peut s’interroger sur qui était le Jésus historique. Non pas dans ses enseignements, sa conception de la loi qui émerveillait les auditeurs qui se demandaient d’où il tirait cette autorité. Son usage de paraboles que seuls les fils de lumière pouvaient comprendre ne disaient pas grand chose sur la véritable identité de Jésus.

    La christologie a longtemps divisé les églises, et produit de si fortes siscions, que nous avons pu par moment douter de l’historicité du personnage. Mais c’était sans tenir compte des avancées extraordianires en archéologie. Jusqu’aux avancées en paléographie et l’élaboration de techniques de pointe, nous avions de solides difficultés à reconstituer le personnage historique, tant les prismes ethno-sociologiques des premiers chrétiens en avaient déformé les aspects.

    Un manuscrit découvert en 1947, mais traduit assez récement a en effet perturbé de nombreux spécialistes sur l’identité de Jésus. C’est le manuscrit 2Q246. On y lit en fait entre-autres ceci : « [… Après nombre des tueries] et des massacres, un prince des nations [se lèvera…], le roi d’Assyrie et d’Egypte […], il règnera sur le pays […], lui seront assujettis et tous [lui] obéiront. [Son fils également] sera appelé Le Grand, et sera appelé Fils de Dieu, ils l’appelleront Fils du Très-Haut. Mais tels les météores que tu as aperçus dans ta vision, tel sera son royaume. Ils ne règneront qu’un petit nombre d’années sur le pays, tandis que les peuples piétineront les peuples, et que les nations piétineront les nations. Jusqu’à ce que le peuple de Dieu se lève. Alors tous se reposeront de la guerre. Leur royaume sera un royaume éternel, et toutes leurs voies seront justes. Il jugeront la terre avec équité, et toutes les nations feront la paix. La guerre disparaitra du pays et toutes les nations se soumettront à eux. »

    Or, ce passage évoque un être maléfique, le fils d’un Roi de Syrie qui sera nommé le Grand, ainsi que le Fils du Très Haut. Un titre que des évangélistes attribueront à Jésus ; (Luc 1,32-33) : « Il sera Grand et sera appelé Fils du Très-Haut, … et à son royaume, il n’y aura point de fin ».

    Le parrallélisme est troublant. En fait, si nous nous plongeons dans les évangiles canoniques, pour chaque épisode de la vie de Jésus pris un par un et à travers les quatre évangiles, nous constatons deux choses évidentes, qui échappent au premier regard. 1) Jésus ne dis pas une seule fois qu’il est le fils de Dieu, il nomme Dieu ‘Abba’, ce qui à l’époque est un usage symbolique, toléré et normal. Il se désigne comme fils de l’homme, également un usage commun. L’idée d’enfants de dieu au pluriel n’est pas non plus étranger à la Bible, dans un sens également symbolique, comme le permettent de nombreuses langues afro-asiatiques, dont l’arabe ancien. Les égyptiens disaient ‘viens chez moi, devient pour moi comme un père’ (protège-moi)… 2) Si on s’amuse à sélectionner les textes à travers les quatre évangiles, pour chaque scène de la vie de Jésus, en choisissant une des versions tectuelles des quatre évangiles, on peut systématiquement trouver une autre désignation que l’attribution du titre fils de Dieu pour chaque scène rapportée sur son apostolât.

    L’usage était donc symbolique, et ne réflétait pas ce qui s’est forcément dit textuellement du vivant de Jésus. En revenche, du fils de l’homme élu par Dieu qui va abandonner son peuple, ses enfants, il n’allait rester que Jésus, qui très tôt après Jésus conduisit l’Eglise hellénistique, qui l’opposait à l’eglise judéo-chrétienne qui continuera à condamner cet usage jusqu’à sa disparition, Jésus devint le Fils Aimé de Dieu. Sans doute, le passage de Jean où les Juifs accusent Jésus de s’être fait Dieu pour le lapider, est un anachronisme. Car cette notion est née après la rupture avec le Judaïsme.

    Cette rupture se produisit ainsi. Jésus est venu rassembler le troupeau d’Israël en bon berger. Or, peu l’ont suivi, et il finit par être crucifié et condamné à mourir. Je me suis demandé longtemps depuis ma tendre jeunesse, ce qui poussait nos frères chrétiens à affirmer que la mort de Jésus, Fils de Dieu devait assurer notre rédemption. En fait, je pense qu’il est évident qu’à l’origine, cette logique aujourd’hui presque indescriptible se cache dans les débats entre Saint Paul et les Anciens Aprôtres. Jésus était la dernière chance du peuple d’Israël. Ils ont attenté à sa vie. Donc, ils ont eux-même annulé leur alliance, qui est passé aux nations. Donc, la mort du Christ est devenue la naissance d’une nouvelle ère.

    Je suis persuadé que les avancées sur le mode de croyances Juives du vivant de Jésus en Palestine vont continuer de nous éclairer pour de mieux en mieux comprendre qui était notre sauveur. Celui que notre peuple a méprisé, et considéré comme un ver.

    Salutations fraternelles.

     
    • exégèse et théologie

      31 octobre 2010 at 18:32

      Bonjour Esmer,

      Merci pour votre commentaire. J’aurais quelques remarques à faire.

      Vous écrivez que la « thèse mythiste est plutôt le résultat d’une approche hyper-critique ». Pour ma part, une approche est critique ou elle ne l’est pas. C’est pourquoi quand je lis hyper-critique, je me demande ce qu’une telle approche a de plus critique que la critique tout court.

      Vous écrivez que « l’Évangile est avant tout un Livre ». Je dois rectifier sur ce point, car l’Évangile n’a jamais été un livre. Il est d’abord un message, une proclamation, celle de la bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ; puis le mot désigne chacun des quatre récits attribués aux quatre évangélistes que sont Matthieu, Marc, Luc et Jean. Il n’est donc pas question d’un « Livre », sauf si l’on se réfère par là à l’Évangile révélé à Jésus dont parle le Coran, « Livre » virtuel sans rapport avec la réalité historique.

      Ensuite, vous évoquez certains titres christologiques comme Fils de Dieu et Fils de l’homme. Vous dites, d’une part, que Jésus ne se désigne pas lui-même comme Fils de Dieu. Vous avez raison. Mais vous devez tenir compte du fait que si la foi chrétienne dépend des actions et des paroles de Jésus, elle dépend également, et ce de manière indissociable, de ce que ses disciples ont dit de lui à travers leur foi au ressuscité. Ensuite, bien sûr que certains titres étaient courants, soit dans la littérature biblique, soit dans la mentalité des gens de l’époque, mais ce qui compte c’est l’utilisation qui est faite de ces titres et leur place dans la théologie des écrits du Nouveau Testament. Ainsi, le titre de Fils de Dieu dans le Nouveau Testament n’a pas un sens commun ou banal, mais bien un sens fort et particulier, un sens messianique et royal. Pour plus de détails, voir l’entrée « Fils de Dieu » dans le Dictionnaire encyclopédique de la Bible: http://www.knowhowsphere.net/Bases.asp?LNG=FR

       
      • mpmariel

        29 juin 2015 at 17:51

        Bonjour, vous donnez raison à quelqu’un qui affirme que Jésus ne se serait jamais désigné comme Fils de Dieu ? ! ! C’est trop enorme ! Mais bien sûr qu’il se désigne lui même comme Fils de Dieu, et il a même été comdamné à mort par le sanhédrin pour cette affirmation, Matt 26.63-64 ; Luc 22.70
        Mais aussi à bien d’autres occasions il vraiment affirmé, d’une manière ou d’une autre qu’il était le Fils de Dieu, voyez donc, Jean 5.25 ; Jean 9.35-39 ; Jean 10.36.
        D’ailleurs devant Pilate les autorités religieuses réclament sa mort, « parce qu’il s’est fait (lui-même) Fils de Dieu.
        Mais les mecs vous répétez une rumeur balancé depuis E Renan, et que l’on colporte de bouche à oreille entre des gens très doctes qui aiment à disserter sur la personne de Jésus sans jamais avoir lu en entier les évangiles! C’est débile !
        Commencez par dire des choses exactes, ou alors taisez-vous !
        Une concordance en ligne pour vérifier ? VOYEZ http://www.lirelabible.net/

         
      • Georges Daras

        29 juin 2015 at 18:08

        Bonjour Michel,

        Merci pour votre commentaire particulièrement hargneux.
        J’aimerais bien savoir exactement où je « donne raison » à l’auteur dont je critique le livre, en rapport avec la désignation de fils de Dieu.

        Merci,
        Georges

         
      • mpm

        8 juillet 2015 at 13:26

        Bonjour Georges Darras (de exégèse et théologie),
        Sans vouloir trop insister, dans votre réponse à M Esmer ci-dessus (31oct2010 à 18h32), puisque je suis poussé à être précis, vous dites dans le dernier paragraphe 2eme ligne je vous cite :  » Vous dites, d’une part, que Jésus ne se désigne pas lui-même comme Fils de Dieu. Vous avez raison. » C’est ce « Vous avez raison » qui m’a fait bondir. C’est donc en cela que je me permettais de souligner l’erreur. Eh bien non, Esmer a tord, et il n’est pas le premier qui colporte cette grave inexactitude. Et puisque vous lui donniez raison sur ce point, vous étiez vous aussi dans l’erreur, et j’en ai donc apporté les références et preuve contradictoires.
        Mais si M Esmer n’avait dit que cela comme anneries …
        Sinon j’ai fort apprécié votre article sur le livre de ce pauvre Bourgeois qui n’aurais pas dû perdre tant de temps à l’écrire. C’est ce genre de livres qui me font l’effet d’un sac plastic surnageant à la surface d’un ruisseau, restons écolo, une pollution qui entrainé par le courant de la vérité, finira dans la mer …de l’oublie ; alors, condoléances ! Michel

         
      • Georges Daras

        9 juillet 2015 at 12:15

        Bonjour Michel,

        Dans la suite de ma réponse à Esmer, j’écris aussi que « si la foi chrétienne dépend des actions et des paroles de Jésus, elle dépend également, et ce de manière indissociable, de ce que ses disciples ont dit de lui à travers leur foi au ressuscité ».

        Je pense que, entre autres choses, certaines désignations christologiques peuvent avoir été rétrospectivement attribuées à Jésus, sans qu’il les ait lui-même utilisées (comme par ex. le « Logos » du prologue johannique). Vous citez les évangiles, mais le simple fait de les citer ne constitue pas une preuve suffisante. Cela dépend davantage de nos approches respectives des textes, la mienne étant visiblement plus « critique ». Je précise néanmoins que cela ne change rien à la vérité du titre de Fils de Dieu attribué à Jésus.

        Cordialement,
        Georges

         
  2. Ahmed Esmer

    1 novembre 2010 at 09:19

    Salut.

    La différence entre une approche critique et hyper-critique est assez marquée. Si nous désirons trouver un écrit contemporain de Jésus non chrétien, non Juif qui le décrit précisément, cela n’existe pas. L’analyse critique permet à partir d’une analyse au bistouri des évangiles, de chercher des indices pertinants pour tenter de reconstruire la réalité historique, en comparant les données accessibles avec les données positives d’ordre paléographique, archéologique ou anthropologique.

    Concernant la notion de livre, c’est un autre sujet. En fait, je ne parlais pas de l’Evangile en tant que le Message de Jésus mais de n’importe quel écrit consigné par un scribe sur l’évangile. Avant que les quatre évangiles aient été canonisés sous Constantin le grand, chaque évangile était considéré comme le ‘bon évangile’ par ceux qui le suivaient, Paul pouvait parler de ceux qui préchaient un autre Jésus et un autre Evangile au singulier, la question des divergences était éludée, chacun retenait sa version propre (c’est historique). Quant au Coran, il ne dit en aucune occurence que Jésus aurait reçu un manuscrit. Le mot kitab (كتاب) qui est rendu systématiquement par ‘Livre’ a en arabe de l’époque de Muhammad un sens particulier. Il suffit d’ouvrir le Coran, sourate 2, nous pouvons y lire ; (C. 2,1-3) : « Ceci est un (Livre) Kitab dans lequel il n’y a point de tortuosité. Guidance pour les craignants dieu.» Le Coran se désigne également en de nombreuses occurences comme Livre, en fait Kitab (كتاب). Glotton précise dans son étude lexicale et grammaticale du Coran, que le mot Kitab signale à cette époque une idée très spécifique. Il montre que philologiquement le mot signifie l’idée de donner une charge ou une fonction à quelqu’un ou une prescription. Autant que le Coran n’était pas un manuscrit intégral quand ces usages à travers le Coran désignaient le Coran, l’Evangile ou la Torah comme livres, autant il n’y a aucun passage du Coran qui affirmerait qu’il s’agissait de textes consignés du vivant de Moïse ou de Jésus. Seule exception, les tables de la loi. Au contraire le Coran accuse les Juifs et Chrétiens d’avoir trahi leurs enseignements en les couchant par écrit, sans science révélée etc.

    Concernant l’usage de la conception de Fils Unique appliqué pour Jésus, j’ai cité la façon dont ce concept a été appliqué à Jésus. Je comprends que votre foi vous conduise à ne pas vous accorder avec l’aspect historique vérifiable de cette question. Aussi, je n’insiste pas.

    Salutations fraternelles.
    Esmer

     
    • exégèse et théologie

      1 novembre 2010 at 11:25

      Bonjour Esmer,

      Donc, pour vous, l’hyper-critique consisterait à désirer trouver un écrit, écrit qui ne soit ni chrétien ni juif, écrit concernant Jésus qui soit de l’époque de Jésus. Oui, je vois. J’ai connu quelqu’un qui demandait ce genre de preuve pour admettre que Jésus a existé. J’appellerais cela de l’idiotie, pas de l’hyper-critique.

      Ensuite, les évangiles canoniques étaient déjà reconnus avant Constantin, bien que durant une période ils aient circulé de manière isolée. Concernant les adversaires de Paul prêchant un « autre évangile », c’est surtout une manière de désigner une déviance théologique. Cela dit, il y a une certaine diversité dans le christianisme primitif qui a été acceptée et assumée (les écrits du NT en témoignent).
      Concernant la conception musulmane de l’Évangile, quel que soit son support, elle n’est pas la même que chez les premiers chrétiens. C’est ce que je voulais dire.

      Enfin, concernant ma foi qui me conduit « à ne pas [m’]accorder avec l’aspect historique vérifiable », vous oubliez que le Nouveau Testament est porteur et l’expression d’une foi, qui fait donc aussi partie de l’histoire. Il ne s’agit pas de ma foi. Je vous ai proposé de voir comment le concept de Fils de Dieu a été appliqué à Jésus dans le Nouveau Testament en vous signalant un lien sur le sujet. Tout est historique, tout est vérifiable, puisque je vous parle du Nouveau Testament, pas de ma foi.

       
      • mpmariel

        29 juin 2015 at 19:28

        Je répondais à Mr Esmer,
        Faire Menu edition, puis ‘Rechercher dans cette page’ l’expression ‘Fils de Dieu’
        Escusez moi si je vous parrais hargneux, mais ce Mr dit des bêtises, ça craint

         
      • Georges Daras

        29 juin 2015 at 19:44

        Je laisse alors Esmer répondre, même si c’est pas sûr qu’il le fasse étant donné que cette discussion a eu lieu en 2010.

        Georges

         
  3. Ahmed Esmer

    1 novembre 2010 at 20:29

    Salut.

    Pour en revenir au sujet de l’exigence hyper-critique, elle est recommandée par ses adhérants du fait qu’une lecture en profondeur des évangiles semble avoir pu permettre de constituer le personnage de Jésus entièrement depuis les écrits du Tanakh. Ainsi, au sujet de la crucifixion, les exégètes chrétiens eux-mêmes ont en fait cité les écrits anciens confirmant la crucifixion, depuis la trahison et faux témoignages (Psaumes 27,12), ainsi que son abandon, sa condamnation à mort (Essaïe 50 & 53), et même le partage des ses habits et le prix auquel il a été trahi par Judas, les railleries et le vinaigre donné sur la croix (Psaumes 63) etc. Il est évident que cela pose certains problèmes pour toute personne qui ne connait pas l’histoire des manuscrits de la Bible. En fait, la plupart des manuscrits bibliques ne remontent pas à avant Jésus selon les techniques de datation modernes.

    Amitiés sincères.
    Esmer

     
    • exégèse et théologie

      2 novembre 2010 at 12:32

      Esmer,

      Je montre dans ma critique du livre de M. Bourgeois (clic) que l’idée d’une invention totale de Jésus à partir de l’AT est excessive et nullement défendable. Faut-il appeler cela de l’hypercritique? Je n’en vois pas la raison. La critique historique est une exigence rationnelle face aux sources et elle doit être appliquée jusqu’au bout. Au-delà de la critique il n’y a pas l’hypercritique mais des hypothèses, des opinions plus ou moins fondées. La seule exception possible serait que l’hypercritique désigne un véritable courant de pensée, comme l’est (ou l’était) par exemple le structuralisme.

       
    • mpmariel

      29 juin 2015 at 18:43

      Bonjour je vous cite : – « En fait, la plupart des manuscrits bibliques ne remontent pas à avant Jésus selon les techniques de datation modernes. »
      Je rève ! Quel scoop ! Si je vous suis tous les manuscrits anciens de l’Ancien Testament daterait de l’époque de Jésus ? Ainsi l’histoire de Moïse, aurait été inventé du temps de Jésus et mis par écrit en même temps que les Evangiles ? Eh bien comment les Apôtres, d’abord contemporains de Jean-Baptiste et de l’Apôtre Paul (élevé tout de même aus pieds de Gamaliel dont on retrouve le nom dans les manuscrits du Talmud), et de Flavius Joseph par exemple,comments tous ces écrivains pouvaient-ils citer chacun pour les besoins de leur cause des Ecritures à peine sortis de la rédaction, tout en faisant semblant de croire que c’était leur histoire ancienne ?
      D’autre part comment pouvez vous vous engager dans une conversation au sujet de Jésus fiablement, puisque il vous parraît possible qu’on puisse « ecrire » des manuscrits de l’ancien testament mais « pas avant Jésus » !
      Et le rouleau entier d’Esaie découvert à Qumram vous avez entendu parler ?
      Vous n’avez jamais entendu parler des scribes, et des copies et des copies de copies de manuscrits ? Bientôt n’allez vous pas nous affirmer que les manuscrits du Nouveau Testament seraient contemporains de l’Islam, « parce les techniques modernes de datations » le disent?
      Mais moi je crois plutôt aux techniques anciennes et modernes du bon-sens !

       
  4. gakari1

    17 août 2012 at 06:40

    Bonjour,
    Un peu à voir avec la soi-disant invention de Jésus et beaucoup avec la suite des évènements au 1er siècle, je viens de terminer le livre collectif « Aux origines du christianisme ».
    Beaucoup de données plus ou moins récentes à propos du judaïsme et du paganisme avant notre ère jusqu’au 4e siècle environ.
    C’est la compilation des articles du magazine « Le monde de la Bible » sur cette période (bcp d’ailleurs, le livre est conséquent), et c’est vraiment intéressant, pour ceux que cela intéresse bien sûr.

    http://www.amazon.fr/Aux-origines-du-christianisme-Collectif/dp/2070411141/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1345193221&sr=1-1

    Yannick

     
    • Georges Daras

      17 août 2012 at 09:44

      Merci Yannick pour cette proposition de lecture.
      Beaucoup d’informations, en effet, de la bonne vulgarisation, par des spécialistes de la question.

      Très bien pour une première approche!

       

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